«Rafael Nadal, que ressentez-vous ?
Dans une vie, on a peu d'occasions de devenir champion olympique. Y arriver c'est un plaisir énorme. Je suis très heureux de tout ce qui m'arrive cette année et spécialement de réaliser ce rêve de gagner les Jeux Olympiques.
N'êtes-vous pas arrivé fatigué à Pékin ?
Si, je suis arrivé très fatigué. Les premiers jours ont été pénibles, surtout à l'entraînement. Mais je crois sincèrement que le fait d'être au village avec d'autres camarades et pas dans un hôtel où on a beaucoup plus de temps pour s'ennuyer a été plus qu'une aide. Je dois remercier tous les autres athlètes pour leur attitude. Grâce à eux j'ai pu être à 100% mentalement. En étant dans un hôtel, ça n'aurait pas été le cas.
Cela va-t-il vous inciter à changer votre vie sur le circuit ?
Je ne crois pas que ce soit possible, Ã moins d'amener tous les gens du village avec moi.
Allez-vous repasser par l'Espagne avant d'aller aux Etats-Unis pour l'US Open ?
Non. Demain (lundi) Ã treize heures je prends l'avion pour New York.
Quel est votre prochain objectif ?
Je ne vois pas plus loin que d'essayer de bien jouer la semaine prochaine. J'ai dit mille fois qu'en tennis quand on perd on a la possibilité de se rattraper la semaine d'après, et que quand on gagne on a l'assurance de recommencer à souffrir. L'objectif est donc très simple, c'est d'abord d'essayer de passer une bonne semaine à New York, en me reposant un peu aussi - j'ai un grand ami qui vient me tenir compagnie - puis d'essayer de finir l'année N.1 et de faire une bonne fin de saison.
On dit que vous vous êtes lié d'amitié avec Michael Phelps. Il a dit que vous étiez son joueur de tennis préféré. Que pensez-vous de lui ?
Amitié, il ne faut pas exagérer, on a seulement fait une photo. Pour moi, il représente les Jeux. Ce qu'il a fait est admirable, c'est monstrueux. Je sais combien c'est dur de gagner et lui il l'a fait huit fois. C'est une fierté pour le monde d'avoir un champion comme lui.»